Etat de droit, laïcité et cohésion sociale en débat ce 05 avril

La première conférence publique DHI aura lieu le samedi 5 avril 2014 à partir de 15 heures au Centre africain de recherches en Développement Humain Intégral (Centre DHI) de l’OCADES Caritas Burkina, à Samandin. Cette première conférence dont le thème est : « Etat de droit, laïcité et cohésion sociale au Burkina Faso : Questions actuelles et repères d’action » sera animée par le Pr Luc Marius IBRIGA, enseignant de droit constitutionnel à l’Université de Ouagadougou. La note explicative.

Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan stratégique 2012-2016, l’OCADES Caritas Burkina développe une initiative de formation continue en Développement Humain Intégral (DHI) dont l’objectif global est de contribuer au développement humain intégral des personnes et des communautés au Burkina Faso. Spécifiquement, il s’agit de:

- Renforcer une vision chrétienne de la personne humaine  et l’adoption d’attitudes positives à l’épanouissement individuel et collectif des personnes et des couples

- Développer un agir chrétien à même de contribuer à changer positivement la société burkinabè.

La démarche est bâtie autour de deux principales articulations : des conférences publiques et des ateliers thématiques. Les conférences  publiques, mensuelles, porteront sur un thème d’actualité ou en lien avec le développement humain intégral. Les thèmes seront animés par des conférenciers expérimentés. Leur rôle  sera d’inculquer des valeurs spécifiques aux participants en s’inspirant de la doctrine sociale de l’Eglise et de la vision de l’Eglise en matière de développement. Les ateliers thématiques, eux, porteront sur  des notions techniques ou des aspects de la vie individuelle et communautaire tels que le leadership, la communication, la gestion des conflits, la vie de couple, l’éducation des enfants…

La première conférence publique « Etat de droit, laïcité et cohésion sociale au Burkina Faso : Questions actuelles et repères d’action » sera animée par le Pr Luc Marius IBRIGA, Enseignant de droit constitutionnel à l’Université de Ouagadougou. Elle aura lieu lesamedi 05 avril 2014 à partir de 15h au centre DHI de l’OCADES Caritas Burkina sis à Samandin, à 300m du terrain du Mooro-Naaba, à gauche. (Immeuble rouge-blanc).

Ce thème trouve toute sa pertinence dans le contexte actuel du Burkina Faso. En effet, selon l’article 31 de la constitution, le Burkina Faso est un  Etat unitaire démocratique et laïque.  Quel est l’état des lieux de la laïcité, de l’Etat de droit et de la cohésion sociale au Burkina Faso ? Quels sont les repères d’action pour toute personne soucieuse de préserver ces valeurs au Burkina Faso? Ce sont autant de pistes de réflexions sur lesquelles le conférencier se penchera afin d’inciter le public à prendre conscience de ses responsabilités dans la préservation de l’Etat de droit, de la laïcité et de la cohésion sociale au Burkina Faso.

Toute personne intéressée par la question est invitée à cette conférence publique, spécifiquement les jeunes, les étudiants, les travailleurs des organisations de la société civile, les agents du développement, les chercheurs, les médias, les leaders d’opinion, les prêtres, les religieux et les religieuses… La participation est libre et gratuite.

Informations : 50 37 00 34/ 75 82 40 04 

Le Secrétaire Exécutif National 

OCADES Caritas Burkina

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Football: Pourquoi le Burkina devrait aller au Mondial 2014

Plus de dix mois après l’épopée sud africaine, les Étalons continuent de faire rêver les Burkinabè. Au pays des hommes intègres, le football a conservé sa vertu qui est celle d’unir un peuple autour de son « onze national ». La où plus que jamais, la politique a mis dos à dos deux parties de la société burkinabè, le football reste par ces temps qui court, plus qu’une passion, la seule chose qui fait parler le même langage, vibrer des mêmes émotions et faire le même rêve.

Le football aux pays des Étalons: Plus qu’une passion, le ciment d’une société burkinabè profondément divisée.

Tous unis derrière les Étalons. Même divisés au sujet du Sénat, de l’article 37, de la politique tout court. En janvier 2012, alors que les Étalons réalisaient des exploits en Afrique du Sud, on a vu un peuple burkinabè uni et fier, chantant les mêmes refrains. Il n’y avait jusqu’au plus impassible à ce sport qui ne s’est laissé emporter dans cette liesse.

Quelques mois après, la politique a profondément divisé cette société en pro-sénat et anti-sénat, en opposition et en majorité. « Non au Sénat », « Oui au Sénat », résonnaient dans la cacophonie totale les nouveaux refrains qui avaient remplacé ceux d’un peuple uni derrière son équipe nationale. A la sortie massive pour accueilli les Étalons de retour d’Afrique du Sud a succédé quatre marches successives. Des marches au cours desquelles il ne s’agit plus de défendre la Nation – même si chaque front politique veut le faire croire – mais de défendre ses intérêts politiques.

Ce qui rassure est peut-être qu’il ne manquera jamais ces moments où le football fera valoir ses droits. Droit de faire rêver un peuple, de toucher la même fibre patriotique. Les bons souvenirs et les meilleurs émotions ne cesseront de remonter à chaque fois que les Étalons jouent. Comme le samedi 7 septembre contre Gabon; comme le samedi 12 novembre contre l’Algérie en aller et surtout, comme ce mardi 19 novembre en match retour.

Des moments pendant lesquels Ouagadougou, et tout le pays retrouvent une ambiance des moins habituelles.Heureux épisodes qui donnent une bouffée d’oxygène dans un environnement où l’actualité politique étouffe presque.

C’est d’ailleurs la perspective heureuse quand 2015 s’annonce plein d’incertitude et de risques sur le plan politique. Les Burkinabè ont de quoi devoir à leur onze national, et de souhaiter qu’il soit au rendez-vous du mondial au Brésil.

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